Les archives du web : interview de Thierry Gondet qui a joué Lumière à Stuttgart

Découvrez cette interview effectuée par email en avril 2000, il y a 13 ans !

INTERVIEW EXCLUSIVE de Thierry Gondet un Français qui a joué Lumière dans La Belle et la Bête à Stuttgart.

Bonjour, vous êtes français et vous venez de jouer 503 fois dans la Comédie Musicale Die Schöne und das Biest [La Belle et la Bête] de Disney à Stuttgart en Allemagne. Présentez-nous cette comédie musicale et votre rôle.

Thierry Gondet : La comédie musicale est une adaptation réussie du dessin animé. On en retrouve tous les personnages, les chansons, il y a même des chansons supplémentaires. Les effets spéciaux sont nombreux et les costumes somptueux. Lumière a été conçu par les américains comme l’archétype français, à savoir Maurice Chevalier. C’est un majordome un peu déluré, plein d’énergie et d’humour qui rend fou son collègue de travail, l’horloge von Unruh [Big Ben en français] dont le comportement est plutôt britannique.

Y a t’il des différences entre le dessin animé et la comédie musicale ?

Comme dit précédemment, il y a des chansons supplémentaires et d’une manière générale, l’orchestration et les parties vocales sont beaucoup plus riches. Le visuel est respecté mais enrichi pour ne pas tomber dans l’aspect “Disneyland” un peu carton-pâte-plastique.

Lumière est un majordome français. Il joue un rôle majeur tout au long de la pièce, il est le clou du spectacle pour la chanson “Sei hier Gast” [C’est la fête] à la fin du premier acte. Pour tous les spectateurs cette chanson est un moment fort de la comédie musicale, c’est souvent l’air que l’on sifflote quand on sort de la salle, comment les spectateurs allemands ont perçus la présence d’un acteur français dans ce rôle ?

Curieusement, la majorité d’entre eux ne s’en aperçoit pas. Ils pensent avoir à faire à un acteur allemand imitant l’accent français. D’une manière générale, lorsqu’ils l’apprennent, ils sont agréablement surpris.

A la sortie de ce spectacle, on entend toujours les spectateurs dire “Les effets spéciaux sont extraordinaires !”. Pourquoi disent-ils cela ? Pouvez-vous nous en décrire quelques uns ?

Ils font partie de ce que l’on appelle la “Disney Magic” et nous ne sommes pas autorisés à en parler même après la fin du contrat. On peut tout de même mentionner le plus spectaculaire : la transformation de la bête en prince à la fin qui se déroule en temps réel ou encore la desserte à thé sur laquelle est posée la petite tasse Tassilo [Zip en français], fils de la théière, et qui apparaît comme vide tout au long du spectacle.

Vous avez joué 503 fois avec toute l’équipe, pouvez-vous nous raconter une anecdote amusante ?

Il y en a beaucoup. La plus marquante a été un fou rire qui s’est déclenché juste avant “Sei hier Gast” dont l’origine reste encore aujourd’hui un mystère. La salle entière, l’orchestre et tous mes collègues de travail ont été gagnés par l’hilarité et “Sei hier Gast” a commencé 5 minutes plus tard qu’à l’ordinaire.

Quelle a été votre carrière avant de jouer dans La Belle et la Bête ?

Pour faire court : Cats à Paris, Peter Pan à Paris, Starlight Express, Grease et la Belle… en Allemagne.

A Londres, on compte plus de 15 comédies musicales à l’affiche en ce moment, l’Allemagne est aussi très riche en comédie musicale, La Bella y la Bestia [La Belle et la Bête] est arrivé en décembre 1999 à Madrid. En ce moment à Paris, il n’y a qu’une comédie musicale à l’affiche, qu’en pensez-vous ? Pourquoi ?

Les français ne sont pas très sensible à ce genre. Du fait du nombre important d’acteurs et de musiciens sur scène, il est impossible d’engager des gens célèbres dont les cachets couleraient la production. Les Français veulent des gens connus. La comédie musicale à laquelle vous faites allusion est sans doute “Notre-Dame de Paris” qui n’est pas une comédie musicale mais plutôt un genre d’opéra-rock. Les chanteurs ne sont ni comédiens, ni danseurs, la musique est sur bande de même que les chœurs. Le succès du spectacle est en grande partie lié à sa (sur)médiatisation pratiquement un an avant sa sortie, qui a créé les vedettes et les tubes du spectacle. De nombreux spectateurs se plaignent lorsqu’ils n’ont pas vus sur scène les “vedettes de la télé”, mais un remplaçant.

Si un jour la comédie musicale La Belle et la Bête était monté en France et si on vous proposait de jouer le rôle de Lumière, accepteriez-vous de le jouer, en français cette fois-ci ?

Probablement, mais les chances qu’un spectacle de cette ambition vienne jamais en France sont plus que minces…

Que faites-vous maintenant, quels sont vos projets ?

Je chante avec un groupe de comédie musicale qui tourne en Allemagne.

Je vous remercie beaucoup d’avoir répondu à ces questions et je vous souhaite une très bonne continuation. Vous avez été absolument sensationnel quand je vous ai vu l’été dernier à Stuttgart, vous m’avez fait passer un excellent moment. Je vous en remercie.

Merci beaucoup 🙂

Les archives du web : Interview de Zip, la tasse en porcelaine, par Radio 7

Dans l’attente de l’arrivée de La Belle et la Bête au théâtre Mogador, Le Rapport du Matin vous propose de relire quelques archives trouvées sur le web.

Jan-Philipp Proksch est un des acteurs de la poduction de La Belle et la Bête de Stuttgart. Il joue Tassilo [Zip en français], la tasse en porcelaine, fils de Madame Pottine [Mrs Samovard en français]. Voici la traduction d’une interview réalisée par Radio 7.

Jan-Philipp, interprétant La Bête
Si je ne l’aime pas
Qui autrement ?

Avec son grand frère au piano, Jani est déjà La Bête. Il espère que l’amour de La Belle le délivrera et qu’il redeviendra un prince. Ce serait un rôle de rêve pour cette star en herbe qui ne quitte plus la scène du Musical Theater où cette comédie musicale est jouée.

Jan-Philipp
Ce qui est le plus chouette pour moi, c’est quand le public est bon, qu’il applaudit beaucoup et qu’il jette des trucs pour moi sur la scène.

Avant les nounours qui atterrissent sur la scène, et qu’il trouve vraiment bien, il y a les répétitions. Quand Jan s’exerce sur son texte, il le fait avec Lara. Cette camarade de classe l’aide en effet à répéter son rôle :

Lara (Madame Pottine)
– Oui, oui, mon chéri.

Jan-Philipp (Tassilo)
– Non, honnêtement, c’est le moment que tout le monde attendait.

Lara (Madame Pottine)
– Ah, mon Dieu, ne serait-ce pas merveilleux ?

Lara est convaincue que Jani ira loin dans les Comédies Musicales. Déjà, elle craque quand Tassilo, la tasse en porcelaine, danse et chante !

Jan-Philipp (Tassilo)
Je saute!!
D’ici, de ma table!
J’espère
que très bientôt
je redeviendrai un humain

Lara
J’ai été le voir quatre fois, et cela m’a beaucoup plu.

Jani a déjà joué la tasse à thé de La Belle et la Bête 46 fois, et quand il fêtera ses 10 ans de scène, ce ne sera sûrement pas en tasse de porcelaine, mais bien en chantant la Bête affublé de cornes !

Jan-Philipp, interprétant La Bête
Alors je serais à la mort,
condamné.

Extrait de Die offizielle Homepage von Jani alias Tassilo, traduction et adaptation de Sébastien, Ingeborg M. et Sven-Oliver Proksch.

“La Belle et la Bête” à Paris

« Oui, mam’zelle, ça c’est la France ! »

Alors que Mary Poppins a été abandonnée, Stage Entertainment vient de lancer des auditions pour produire La Belle et la Bête – le musical de Disney – au théâtre Mogador pour l’automne 2013.

Quelques images avec cette bande-annonce espagnole…

Paris se prépare donc à vibrer avec ce musical nominé 8 fois aux Tony Awards.

Le musical “Mary Poppins” en France à l’automne 2013 ?

Stage Entertainement, qui a produit Le Roi Lion à Paris, a publié une annonce d’auditions pour les rôles du musical Mary Poppins créé à Londres en 2004. Le spectacle verrait le jour en France courant automne 2013.

Mary Poppins, vu par 10 millions dans le monde, a gagné, en 2005, le Laurence Olivier Award de la meilleure actrice et de la meilleur chorégraphie, et en 2007, le Tony Award de la meilleure mise en scène.

Quelques images…

Le Roi Lion quitte Paris

Le Roi Lion - Dernières représentations

Le Roi Lion se donnait pour la dernière fois aujourd’hui au théâtre Mogador après 3 ans de présence.

Dans un communiqué intitulé « Du jamais vu », Stage Entertainment France qui produit le spectacle en France, reprenait quelques chiffres :

« Avec 1 300 000 spectateurs, près de 1 000 représentations au théâtre Mogador et 3 Molières en 2008, Le Roi Lion a su gagner le cœur des Français et devenir, en 3 saisons, le plus beau succès de ces dernières années. Retour sur l’aventure rugissante de Broadway-sur-Seine…

Avec Le Roi Lion, Stage Entertainment France s’était lancé un pari fou : celui d’offrir au public français le meilleur musical de Broadway, en français, et de faire du théâtre Mogador, transformé pour l’occasion, un écrin dédié au théâtre musical populaire à Paris.

Un pari réussi aujourd’hui puisque 1 300 000 spectateurs sont venus applaudir la troupe au théâtre Mogador depuis le 4 octobre 2007. Au cours des 3 saisons, le théâtre Mogador a connu un taux de remplissage exceptionnel moyen de 90 %, représentant à lui seul pas moins de 12 % des entrées des théâtres privés. Une première en France !

Chaque soir, la magie a opéré grâce aux 40 artistes, 10 musiciens et 50 techniciens qui, sur scène ou dans l’ombre, ont donné le meilleur pour offrir aux spectateurs un spectacle unique. Pendant 2h40, pas moins de 400 costumes, 200 masques, 25 espèces d’animaux et des tableaux originaux ont transporté le public au cœur de la savane, pour suivre les péripéties de Mufasa, Simba, Nala, Rafiki, Scar et Zazu entre chants traditionnels Sud-Africains et chansons d’Elton John et Lebo M.

A aventure exceptionnelle, chiffres impressionnants !

Au cours des 3 saisons, il a fallu aux techniciens changer 20 000 ampoules, recharger l’équivalent de 36 920 piles pour les micros, tirer plus de 40 km de câblage électrique à travers le théâtre Mogador ou encore utiliser 164 000 litres de CO2 pour la fumée du spectacle.

Costumes et maquillage ont demandé beaucoup d’attention également : 3 600 heures de perlage pour les corsets portés par les comédiens, 150 heures de changement de plumes rien que pour la marionnette de Zazu et 6 000 heures de maquillage (pour 211 680 lingettes démaquillantes utilisées). Mention spéciale pour les habilleuses de la troupe qui ont chacune porté 14 768 kilos de costumes et lancé 6 804 machines à laver en 3 saisons ! »

Dernière le 25 juillet 2010 !

Cela a été annoncé il y a quelques semaines, la dernière du Roi Lion au théâtre Mogador à Paris aura lieu le dimanche 25 juillet 2010.

« Nous souhaitons rester sur ce succès public et critique et ainsi laisser aux français un excellent souvenir du Roi Lion. Nous avons accueilli plus d’1 million de spectateurs à Mogador depuis le 4 octobre 2007 et en sommes enchantés mais nous pensons que c’est le bon moment pour annoncer la fin du spectacle » a déclaré Sandrine Mouras, directrice générale de Stage Entertainment France, le producteur du spectacle.

Avec plus d’un million de spectateurs et en étant joué 7 fois par semaine, Le Roi Lion a montré qu’un spectacle musical de qualité pouvait se donner sur une longue période dans un théâtre.

1 million de spectateurs…

Ce soir, pour fêter son millionième spectateur, toute la troupe du Roi Lion célèbre l’événement dès 19h en compagnie du public et de personnalités qui ont soutenu le spectacle depuis le début.

Aujourd’hui, la production du Roi Lion à Paris représente 12 % des entrées des théâtres privés et a connu en 2009 un taux de remplissage moyen exceptionnel de 90%.

Le Roi Lion retrouve le théâtre Mogador

Après 4 mois d’absence, Le Roi Lion a retrouvé la scène du théâtre Mogador. Comme cela avait annoncé à l’AFP, le spectacle a subi quelques modifications par rapport à son grand frère de Broadway.

Tout d’abord, l’orchestre a été réduit : les pupitres de cordes et les trombones ont disparu de la partition – l’orchestre passant de 30 à 20 contrats environ. Ceci s’explique par la difficulté pour la production française de rentrer dans ses frais, et ceci malgré le bon taux de remplissage effectué l’année dernière : 90% de remplissage en moyenne sur le premier semestre 2009.

Musicalement, on peut regretter cette légère réduction des effectifs, mais il faut avouer que quand on ne le sait pas… il est difficile d’entendre la différence. La plupart du temps, les parties de ces instruments sont joués au clavier.

Ce qui a changé aussi, c’est l’ajout de la scène où Simba goutte aux insectes gluant « mais nourrissant » de la jungle. Cette scène, qui se déroule au milieu de la chanson Hakuna Matata, existait dans le dessin animé. Elle avait été montée à Broadway mais Julie Taymor, qui a effectué la mise en scène, souhaitait la supprimer et ne l’avait donc pas monté à Paris. En 3e saison, on peut donc la découvrir avec des accessoires de scène légèrement différents des originaux.

Enfin, la scène du ballet aérien de Quand soudain l’amour est là a été supprimée.

Le Rapport du Matin était hier soir dans la salle – pleine encore une fois ! Ce spectacle est toujours aussi impressionnant ! Et le public, passant des rires à l’émotion, a terminé en standing ovation.

Les réservations pour Le Roi Lion sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2010.

Ajout du 2 novembre 2009. On me fait remarquer que La Folie du roi Scar a été raccourcie, et que L’écho du matin a été supprimée. C’est vraiment le comble pour ce site de ne pas avoir remarqué la disparition de son propre hymne !